Tous les articles

La bonne période dépend de l’essence, de l’âge du sujet et de l’objectif de la taille. Quelques repères pour éviter les erreurs les plus courantes.

La taille est une plaie ouverte dans le bois. Le moment où elle est pratiquée décide de la vitesse à laquelle l’arbre la referme, et donc du risque d’installation de champignons.

La règle générale : hors période de gel et hors montée de sève

Pour la plupart des feuillus, la fenêtre se situe en fin d’hiver, entre février et mars, quand les gelées fortes sont passées mais que le débourrement n’a pas commencé. L’arbre est encore au repos et cicatrise dès la reprise de végétation.

Les exceptions qui comptent

  • Les fruitiers à noyau (cerisier, prunier, abricotier) se taillent après la récolte, en fin d’été, pour limiter les risques de gommose.
  • Les érables, bouleaux et charmes « pleurent » abondamment au printemps : on les taille plutôt en septembre-octobre.
  • Les conifères supportent mal les tailles sévères et se contentent d’une reprise légère en fin de printemps.

Ce qui ne dépend pas de la saison

Une branche cassée, fendue ou menaçant un bâtiment se traite immédiatement, quelle que soit la période. La mise en sécurité passe avant le calendrier.

En cas de doute sur une essence ou sur l’état sanitaire d’un sujet, un diagnostic sur place évite une taille inadaptée dont l’arbre mettra des années à se remettre.